Outre les impacts générés par le plastique tout au long de son cycle de vie, le problème, c’est que nous ne savons toujours pas comment faire face aux millions de tonnes de déchets plastique produits : Face à l’ampleur des dégâts liés à la pollution plastique, certaines solutions et alternatives dites « écoresponsables » émergent. Mais à y voir de plus près, leurs impacts semblent parfois limités, voire contre-productifs : ce sont de fausses bonnes idées. Nous vous présentons 3 d’entre elles ainsi que de vraies bonnes idées pour y remédier ! 1/3 des déchets plastiquese retrouve alors dans la nature chaque année et pollue pour des siècles LES terres, LES rivières et L’océan. Plus de 400 millions de tonnes de plastique sont produites chaque année dans le monde. Plus d’1/3 de tous les plastiques produits sont des emballages à usage unique. Pour lutter contre la pollution plastique, attention aux fausses bonnes idées.
L’océan est la destination finale de nombreux déchets plastique : 03 Fausse bonne idée Espérer nettoyer tout le plastique de l’océan. Face à ce constat, un rêve émerge : pouvoir nettoyer les océans de leurs déchets plastique. 273 modèlesseront testés 6 prototypes seront développés 40 millions de dollarsde dons seront collectés. 8 millions de tonnes de plastique en moyenne y sont déversées chaque année. Face à ce drame écologique, un rêve émerge, celui de pouvoir nettoyer l’océan de sa pollution plastique. Du temps, de l’argent et de la matière grise sont dépensés sans compter pour développer des solutions curatives. Pendant ce temps, le flux de plastique rejoignant l’océan s’accroît et aucune initiative d’envergure n’est déployée pour l’arrêter à sa source. Ces déchets plastique, on les retrouve à la surface de l’océan…On estime que 250 000 tonnes de plastique dérivent à la surface de l’océan. Mais ce volume ne représenterait que 1% de tout le plastique qui y est déversé. …mais surtout en profondeurLa majorité des déchets plastique seraient dans la colonne d’eau et les profondeurs marines. Du plastique a récemment été trouvé dans la fosse des Mariannes, l’endroit le plus profond de la Terre à plus de 10 000 mètres de profondeur. On trouve du plastique dans tout l’océan et les mers du mondemais la plus grosse zone d’accumulation des déchets sous l’effet des courants se situe dans le Pacifique Nord. Une fois dans l’eau, sous l’effet des rayons UV, des vagues et des courants, le plastique se fragmente en micro-particules. Difficile alors d’imaginer les repêcher. Ces micro plastiques sont une vraie plaie pour les poissons, crustacés et autres organismes vivants qui les ingèrent en même temps que le plancton. Du plastique qui contamine la chaîne alimentaire et se retrouve aussi au menu de nos assiettes de la mer. Tout cela est particulièrementnéfaste pour la vie aquatiquePlus de 270 espèces sont victimes d'enchevêtrement dans des filets de pêche et plus de 240 d'absorption de plastique. Des chercheurs britanniques ont observé plusieurs animaux marins pour détecter la présence de plastique dans leur système digestif : toutes les tortues en contenaient. Le bilan économiqueest également très lourdLe Programme des Nations Unies pour l'Environnement (PNUE) chiffre à 8 milliards de dollars par an la perte de capital naturel causée par cette pollution sur la pêche et sur le tourisme. Le Seabin project ll s’agit d’un petit collecteur muni d’une pompe pour aspirer les débris et les déchets plastique flottants. Mis au point par des Australiens, il n’a pas pour ambition de nettoyer l’intégralité des océans mais d’agir dans les ports et marinas où les déchets se concentrent avant qu’ils n’atteignent la mer ou l’océan. Le Manta Imaginé par l’association The Sea Cleaners, le Manta serait une sorte de catamaran capable de collecter en grande quantité des macro-déchets plastique qui flottent sur les océans. Les premières missions seront lancées en 2022. Seuls les déchets de surface pourront être collectés, or on sait qu’ils ne représentent qu’une petite partie de la pollution plastique des océans. The Ocean Clean-upEn 2013, un jeune Néerlandais de 19 ans, Boyan Slat, déclare avoir trouvé la solution pour nettoyer les océans, plus particulièrement les gyres concentrant le plus de déchets plastique. L’idée fait le buzz et un projet émerge : The Ocean Clean-Up. Le principe ? La technologie de “The Ocean Cleanup”, consiste en un flotteur de 600 mètres de long qui se trouve à la surface de l’eau et une jupe de 3 mètres de profondeur au-dessous. Le flotteur assure la flottabilité du système et empêche le plastique de s’échapper au-dessus, tandis que la jupe empêche les débris de s’échapper par dessous. Le tout se déplace en utilisant les forces des courants.En 5 ans de R&D : L’océan, un milieu trop complexeAprès son lancement en 2018, le projet Ocean Clean-Up rencontre rapidement des difficultés techniques : → Utilisant le courant naturel pour avancer, la vitesse du dispositif est trop lente et les plastiques s’en échappent. → La structure s’érode rapidement sous l’effet du vent et de l’eau salée. Avec seulement 2 tonnes de plastiques récoltées au bout d’un mois, le dispositif ne permet pas pour l’instant d’atteindre les objectifs fixés. Le problème des micro-plastiques Toutes ces initiatives s’attaquent essentiellement aux macro-déchets plastique flottants qui ne sont que la face émergée d’une pollution bien plus profonde et insidieuse. Mais le rêve a ses limites Si les initiatives sont louables, le nettoyage de l’océan s’avère plus compliqué que prévu. En 2018, le projet est lancé en grande pompe depuis San Francisco, à l’assaut du gyre du Pacifique Nord, le plus gros vortex de plastiques des océans. L’objectif est de nettoyer 50% du gisement soit 70 000 t de déchets plastique en seulement 5 ans mais le rapport coût-efficacité du projet va rapidement poser question. Plusieurs projetsont fait leur apparition dans ce sens : Les mers ne sont pas épargnées : à elle seule, la mer Méditerranée amasse chaque année 600 000 tonnes de plastique sur les 24 millions de tonnes de déchets produits par ses 22 pays riverains.
300 millions de tonnes d'ici à 2030 Face à notre consommation croissante de plastique, faire espérer que les océans pourront s’auto-nettoyer peut représenter un danger. Il est irréaliste de penser que l’on puisse un jour récupérer tous les plastiques déversés ces 60 dernières années dans l’océan. Et d’ici à ce que l’on développe de nouvelles technologies performantes, la pollution plastique risque de causer des dégâts irrémédiables sur l’environnement. Fermer le robinet de plastique le plus vite possibleLa seule solution à court terme est de réduire notre production et consommation de plastique. Si nous n’opérons aucun changement la pollution plastique de l’océan pourrait atteindre Et d’ici 2050, si rien n'est entrepris pour l'empêcher, les mers du globe porteront plus de déchets plastique que de poissons. Il est donc urgent de déployer toute notre énergie à empêcher que cela se produise plutôt que d’agir une fois que le mal est fait. LA VRAIE BONNE IDée arrêter de polluer les océans MAINTENANT
01 Supprimer les emballages en plastique à usage unique dans leurs achats publics 02 Interdire ou encadrer l’utilisation de produits plastique jetables dans les lieux d’accueil ou événements publics 03 Faciliter l’accès aux alternatives au plastique à usage unique En accompagnant les mesures d’interdiction du plastique jetable par des mesures facilitant l’accès de tous aux alternatives réutilisables : → fontaines à eau dans l’espace public,→ prêt de vaisselle réutilisable, → valorisation des commerçants proposant des contenants réutilisables, → mise en place d’un système local de consigne pour réutilisation — etc. Pour réduire drastiquement nos déchets plastique, on peut agir à la source et arrêter d’en consommer, c’est le défi du mouvement zéro déchet. Cela implique d’opter pour des produits plus durables dans leur durée d'utilisation, réutilisables ou rechargeables, sans emballages, et d’optimiser leur fin de vie. Aucun déchet ne doit être incinéré ou enfoui et aucune substance toxique ne doit finir dans le sol, dans l’eau ou dans l’air.Dis comme ça, cela tombe sous le sens mais comment limiter sa consommation de plastique quand il est absolument PARTOUT ?? À la maison On répare ses objets plutôt que de les jeter.On trouve des tutos sur internet ou on se fait aider par plus expert que soi : Par où commencer ? La liste des actions serait longue à établir, mais voici la base : 04 Mobiliser les citoyens pour relever le défi du zéro-déchet à l’échelle locale La pollution plastique est encore trop souvent réduite à un problème d’incivilité et de traitement des déchets. Or, le meilleur déchet est celui que l’on ne produit pas. Pour résoudre le problème de la pollution plastique, il faut agir à la source. Pour y parvenir, chacun peut prendre sa part de responsabilité : les industriels, les autorités locales et nous-mêmes, car nous faisons tous partie de la solution. Une grande partie de la pollution plastique dans le monde est générée par une poignée de marques dont nous consommons les produits (et jetons les emballages) au quotidien.Chaque année, le mouvement Break Free From Plastic réalise un audit de la pollution plastique par marque pour faire remonter les résultats aux industriels et les mettre face à leur responsabilité. Plus nous serons nombreux.se.s à changer de comportements d’achat, plus grand sera l’impact sur les marques et acteurs du secteur. Au niveau local, les autorités peuvent expérimenter des alternatives au plastique et mettre en place des solutions concrètes. Si cela implique de repenser certaines habitudes et besoins, cela favorise aussi le développement d’acteurs locaux, et contribue à retisser le lien social. À Barcelone (Espagne) dans tous les services municipaux, l'utilisation de plastique à usage unique doit être remplacée par des alternatives durables telles que la mise à disposition de fontaines et de carafes. Envie d’encourager votre ville à supprimer les bouteilles en plastique : Surfrider Fondation Europe propose un guide des bonnes pratiques pour des villes sans bouteille d’eau. On fait pression sur les industriels À notre échelle, on peut repenser notre façon de consommer On demande aux autorités locales de prendre des mesures L’audit montre que Coca-Cola, Pepsico et Nestlé, représentent à elles seules 14% de la pollution plastique dans le monde. on refuse les produits sur-emballés on privilégie le réutilisable et vrac on peut lancer et soutenir des campagnes pour faire réagir les marques on se renseigne sur les produits que l'on achète on ne se laisse pas influencer par le marketing I BOYCOTT I BOYCOTT À lire ici À lire ici Découvrez la charte Surfrider Fondation Europe pour organiser un événement écoresponsable. à lire ici à lire ici Repaircafé Repaircafé À Bruxelles (Belgique) la ville a interdit le plastique à usage unique dans les festivals. À Fribourg (Allemagne) depuis 2016 la ville fournit aux commerçants des gobelets réutilisables consignés pour les boissons chaudes à emporter. 26 000 “Freiburg cup” sont aujourd’hui en circulation dans les 112 cafés de la ville. À Roubaix (France) la ville organise un défi famille Zéro Déchet. Depuis 2016, 500 familles roubaisiennes ont intégré le défi. Elles participent à des ateliers et reçoivent des conseils grâce au programme organisé par la ville. On élimine le plastique de notre quotidien DISCOUNT DISCOUNT DISCOUNT ECOLO GREEN BIO NATUREL
Pour aller plus loin… Les tutos d’ocean campus Les tutos d’ocean campus ANDROID ANDROID Pour faire les courses On se munit d’un sac de course réutilisable pour ne pas avoir à en acheter. On privilégie au maximum les commerces de proximité et les circuits courts. Au travail On apporte des contenants réutilisables pour sa pause déjeuner. On utilise sa propre tasse à la machine à café. Zéro déchet – 100 astuces pour alléger sa vie de Bea Johnson.Ne quasiment plus produire de déchet tout en réduisant ses dépenses de 40%, c’est le défi relevé par Bea Johnson et sa famille. Elle livre plus d’une centaine d’astuces pour y parvenir dans cet ouvrage. Famille presque Zéro Déchet de Jérémie Pichon et Bénédicte Moret.Ici, une autre famille, française cette fois, relate les affres de son expérience zéro déchet. Un récit drôle et honnête, de bonnes anecdotes et une multitude de conseils pratiques à la clef. On fabrique ses produits nettoyants et cosmétiques On se plonge dans les livres (que l’on peut emprunter à la bibliothèque) pour adopter les astuces des adeptes aguerris du zéro déchet : On se fait coacher pour se motiverL’application Ocean’s Zero développée par Surfrider est un assistant personnel qui, à travers des défis, nous accompagne dans la découverte d’un mode de vie zéro déchet. Parce que des mesures législatives sont aussi nécessaires pour faire changer les pratiques, les ONGs se mobilisent pour porter les revendications des citoyen.ne.s auprès des institutions publiques locales, nationales, et européennes et internationales. Pour cela les ONGs unissent leurs forces : Au niveau mondial Le mouvement Break Free From Plastic regroupe 1 900 ONGs pour exiger une réduction massive du plastique à usage unique et pour promouvoir des solutions durables à la crise de la pollution plastique. Le mouvement permet d’organiser des campagnes communes pour avoir le plus fort impact possible auprès des industriels. Il publie notamment chaque année un rapport d’audit de la pollution plastique par marque : Au niveau européenRethink Plastic Alliance, membre du mouvement Break Free From Plastic rassemble des ONGs européennes de référence (Surfrider Foundation Europe, Zero Waste Europe, Greenpeace, Client Earth, etc) dans la lutte contre la pollution plastique. Son objectif est de travailler avec les décideur.se.s politiques européen.ne.s pour concevoir des solutions afin de lutter contre la pollution plastique. L’alliance s’est particulièrement impliquée dans la formulation et le contenu de la directive européenne sur les plastiques à usage unique dont les mesures doivent être intégrées dans le droit national de chaque Etat membre d’ici juillet 2021. Elle s’est battue pour faire reconnaitre les impacts environnementaux et sanitaires dramatiques des plastiques à usage unique, pour démontrer que des alternatives sont à portée de main, pour justifier la nécessité de mesures de restriction, pour encadrer des définitions afin qu’elles ne permettent pas à certains produits d'échapper aux mesures. L’alliance a ainsi obtenu des mesures portant sur l'ensemble des plastiques à usage unique couverts par la directive, sans exemption accordée pour les bioplastiques. De notre côté, pour les soutenir on peut relayer leurs messages auprès du plus grand nombre sur les réseaux sociaux, soutenir leurs campagnes, signer leurs pétitions, prendre part à leurs actions. On soutient les ONGs, ce sont elles qui portent nos voix Break Free From Plastic Break Free From Plastic Rethink Plastic Alliance Rethink Plastic Alliance SOURCES Surfrider Foundation Europe | Dalberg & WWF | WWF | Atlas du Plastique | Conversio | National Geographic | ADEME | Break free from plastic | Rethink plastic alliance Une infographie Qqf réalisée en partenariat avec IOS IOS
Face à l’ampleur des dégâts liés à la pollution plastique, certaines solutions et alternatives dites « écoresponsables » émergent. Mais à y voir de plus près, leurs impacts semblent parfois limités, voire contre-productifs : ce sont de fausses bonnes idées. Nous vous présentons 3 d’entre elles ainsi que de vraies bonnes idées pour y remédier ! Plus de 400 millions de tonnes de plastique sont produites chaque année dans le monde. Plus d’1/3 de tous les plastiques produits sont des emballages à usage unique. Pour lutter contre la pollution plastique, attention aux fausses bonnes idées. Outre les impacts générés par le plastique tout au long de son cycle de vie, le problème, c’est que nous ne savons toujours pas comment faire face aux millions de tonnes de déchets plastique produits : 1/3 des déchets plastique se retrouve alors dans la nature chaque année et pollue pour des siècles LES terres, LES rivières et L’océan.
03 Fausse bonne idée Espérer nettoyer tout le plastique de l’océan. L’océan est la destination finale de nombreux déchets plastique : 8 millions de tonnes de plastique en moyenne y sont déversées chaque année. Face à ce drame écologique, un rêve émerge, celui de pouvoir nettoyer l’océan de sa pollution plastique. Du temps, de l’argent et de la matière grise sont dépensés sans compter pour développer des solutions curatives. Pendant ce temps, le flux de plastique rejoignant l’océan s’accroît et aucune initiative d’envergure n’est déployée pour l’arrêter à sa source. Ces déchets plastique, on les retrouve à la surface de l’océan…On estime que 250 000 tonnes de plastique dérivent à la surface de l’océan. Mais ce volume ne représenterait que 1% de tout le plastique qui y est déversé. …mais surtout en profondeurLa majorité des déchets plastique seraient dans la colonne d’eau et les profondeurs marines. Du plastique a récemment été trouvé dans la fosse des Mariannes, l’endroit le plus profond de la Terre à plus de 10 000 mètres de profondeur. On trouve du plastique dans tout l’océan et les mers du mondemais la plus grosse zone d’accumulation des déchets sous l’effet des courants se situe dans le Pacifique Nord. Les mers ne sont pas épargnées : à elle seule, la mer Méditerranée amasse chaque année 600 000 tonnes de plastique sur les 24 millions de tonnes de déchets produits par ses 22 pays riverains. Une fois dans l’eau,sous l’effet desrayons UV, des vagues et des courants, le plastique se fragmente enmicro-particules. Difficile alors d’imaginer les repêcher. Ces micro plastiques sont une vraie plaie pour les poissons, crustacés et autres organismes vivants qui les ingèrent en même temps que le plancton. Du plastique qui contamine la chaîne alimentaire et se retrouve aussi au menu de nos assiettes de la mer. Tout cela est particulièrementnéfaste pour la vie aquatiquePlus de 270 espèces sont victimes d'enchevêtrement dans des filets de pêche et plus de 240 d'absorption de plastique. Des chercheurs britanniques ont observé plusieurs animaux marins pour détecter la présence de plastique dans leur système digestif : toutes les tortues en contenaient. Face à ce constat, un rêve émerge : pouvoir nettoyer les océans de leurs déchets plastique. Le bilan économiqueest également très lourdLe Programme des Nations Unies pour l'Environnement (PNUE) chiffre à 8 milliards de dollars par an la perte de capital naturel causée par cette pollution sur la pêche et sur le tourisme. Le Seabin project ll s’agit d’un petit collecteur muni d’une pompe pour aspirer les débris et les déchets plastique flottants. Mis au point par des Australiens, il n’a pas pour ambition de nettoyer l’intégralité des océans mais d’agir dans les ports et marinas où les déchets se concentrent avant qu’ils n’atteignent la mer ou l’océan. Plusieurs projetsont fait leur apparition dans ce sens : Le Manta Imaginé par l’association The Sea Cleaners, le Manta serait une sorte de catamaran capable de collecter en grande quantité des macro-déchets plastique qui flottent sur les océans. Les premières missions seront lancées en 2022. Seuls les déchets de surface pourront être collectés, or on sait qu’ils ne représentent qu’une petite partie de la pollution plastique des océans. The Ocean Clean-upEn 2013, un jeune Néerlandais de 19 ans, Boyan Slat, déclare avoir trouvé la solution pour nettoyer les océans, plus particulièrement les gyres concentrant le plus de déchets plastique. L’idée fait le buzz et un projet émerge : The Ocean Clean-Up. 273 modèlesseront testés 6 prototypes seront développés 40 millions de dollars de dons seront collectés. Le principe ? La technologie de “The Ocean Cleanup”, consiste en un flotteur de 600 mètres de long qui se trouve à la surface de l’eau et une jupe de 3 mètres de profondeur au-dessous. Le flotteur assure la flottabilité du système et empêche le plastique de s’échapper au-dessus, tandis que la jupe empêche les débris de s’échapper par dessous. Le tout se déplace en utilisant les forces des courants.En 5 ans de R&D : En 2018, le projet est lancé en grande pompe depuis San Francisco, à l’assaut du gyre du Pacifique Nord, le plus gros vortex de plastiques des océans. L’objectif est de nettoyer 50% du gisement soit 70 000 t de déchets plastique en seulement 5 ans mais le rapport coût-efficacité du projet va rapidement poser question. Mais le rêve a ses limites Si les initiatives sont louables, le nettoyage de l’océan s’avère plus compliqué que prévu. L’océan, un milieu trop complexeAprès son lancement en 2018, le projet Ocean Clean-Up rencontre rapidement des difficultés techniques : → Utilisant le courant naturel pour avancer, la vitesse du dispositif est trop lente et les plastiques s’en échappent. → La structure s’érode rapidement sous l’effet du vent et de l’eau salée. Avec seulement 2 tonnes de plastiques récoltées au bout d’un mois, le dispositif ne permet pas pour l’instant d’atteindre les objectifs fixés. Le problème des micro-plastiques Toutes ces initiatives s’attaquent essentiellement aux macro-déchets plastique flottants qui ne sont que la face émergée d’une pollution bien plus profonde et insidieuse. LA VRAIE BONNE IDée arrêter de polluer les océans MAINTENANT 300 millions de tonnes d'ici à 2030 Face à notre consommation croissante de plastique, faire espérer que les océans pourront s’auto-nettoyer peut représenter un danger. Il est irréaliste de penser que l’on puisse un jour récupérer tous les plastiques déversés ces 60 dernières années dans l’océan. Et d’ici à ce que l’on développe de nouvelles technologies performantes, la pollution plastique risque de causer des dégâts irrémédiables sur l’environnement. Fermer le robinet de plastique le plus vite possibleLa seule solution à court terme est de réduire notre production et consommation de plastique. Si nous n’opérons aucun changement la pollution plastique de l’océan pourrait atteindre Et d’ici 2050, si rien n'est entrepris pour l'empêcher, les mers du globe porteront plus de déchets plastique que de poissons. Il est donc urgent de déployer toute notre énergie à empêcher que cela se produise plutôt que d’agir une fois que le mal est fait.
seuls 1/3 sont recyclés (31 % ) La pollution plastique est encore trop souvent réduite à un problème d’incivilité et de traitement des déchets. Or, le meilleur déchet est celui que l’on ne produit pas. Pour résoudre le problème de la pollution plastique, il faut agir à la source. Pour y parvenir, chacun peut prendre sa part de responsabilité : les industriels, les autorités locales et nous-mêmes, car nous faisons tous partie de la solution. Une grande partie de la pollution plastique dans le monde est générée par une poignée de marques dont nous consommons les produits (et jetons les emballages) au quotidien.Chaque année, le mouvement Break Free From Plastic réalise un audit de la pollution plastique par marque pour faire remonter les résultats aux industriels et les mettre face à leur responsabilité. On fait pressionsur les industriels À notre échelle, on peut repenser notre façon de consommer L’audit montreque Coca-Cola, Pepsico et Nestlé, représentent à elles seules 14% de la pollutionplastique dansle monde. on refuse les produits sur-emballés On demande aux autorités locales de prendre des mesures Plus nous serons nombreux.se.s à changer de comportements d’achat, plus grand sera l’impact sur les marques et acteurs du secteur. on se renseigne sur les produits que l'on achète on ne se laisse pas influencer par le marketing DISCOUNT DISCOUNT DISCOUNT ECOLO GREEN BIO NATUREL on privilégie le réutilisableet vrac on peut lancer et soutenir des campagnes pour faire réagir les marques I BOYCOTT Au niveau local, les autorités peuvent expérimenter des alternatives au plastique et mettre en place des solutions concrètes. Si cela implique de repenser certaines habitudes et besoins, cela favorise aussi le développement d’acteurs locaux, et contribue à retisser le lien social. 01 Supprimer les emballages en plastique à usage unique dans leurs achats publics À Barcelone (Espagne) dans tous les services municipaux, l'utilisation de plastique à usage unique doit être remplacée par des alternatives durables telles que la mise à disposition de fontaines et de carafes. Envie d’encourager votre ville à supprimer les bouteilles en plastique : Surfrider Fondation Europe propose un guide des bonnes pratiques pour des villes sans bouteille d’eau. À lire ici 02 Interdire ou encadrer l’utilisation de produits plastique jetables dans les lieux d’accueil ou événements publics Découvrez la charte Surfrider Fondation Europe pour organiser un événement écoresponsable. à lire ici À Bruxelles (Belgique) la ville a interdit le plastique à usage unique dans les festivals. 03 Faciliter l’accès aux alternatives au plastique à usage unique En accompagnant les mesures d’interdiction du plastique jetable par des mesures facilitant l’accès de tous aux alternatives réutilisables : → fontaines à eau dans l’espace public,→ prêt de vaisselle réutilisable, → valorisation des commerçants proposant des contenants réutilisables, → mise en place d’un système local de consigne pour réutilisation — etc. À Fribourg (Allemagne) depuis 2016 la ville fournit aux commerçants des gobelets réutilisables consignés pour les boissons chaudes à emporter. 26 000 “Freiburg cup” sont aujourd’hui en circulation dans les 112 cafés de la ville. 04 Mobiliser les citoyens pour relever le défi du zéro-déchet à l’échelle locale
À Roubaix (France) la ville organise un défi famille Zéro Déchet. Depuis 2016, 500 familles roubaisiennes ont intégré le défi. Elles participent à des ateliers et reçoivent des conseils grâce au programme organisé par la ville. On élimine le plastique de notre quotidien Pour réduire drastiquement nos déchets plastique, on peut agir à la source et arrêter d’en consommer, c’est le défi du mouvement zéro déchet. Cela implique d’opter pour des produits plus durables dans leur durée d'utilisation, réutilisables ou rechargeables, sans emballages, et d’optimiser leur fin de vie. Aucun déchet ne doit être incinéré ou enfoui et aucune substance toxique ne doit finir dans le sol, dans l’eau ou dans l’air.Dis comme ça, cela tombe sous le sens mais comment limiter sa consommation de plastique quand il est absolument PARTOUT ?? À la maison On répare ses objets plutôt que de les jeter. On trouve des tutos sur internet ou on se fait aider par plus expert que soi : Par où commencer ? La liste des actions serait longue à établir, mais voici la base : Repaircafé Pour faire les courses On se munit d’un sac de course réutilisable pour ne pas avoir à en acheter. On privilégie au maximum les commerces de proximité et les circuits courts. Au travail On apporte des contenants réutilisables pour sa pause déjeuner. On utilise sa propre tasse à la machine à café. Pour aller plus loin… Les tutos d’ocean campus IOS ANDROID On fabrique ses produits nettoyants et cosmétiques On se fait coacher pour se motiverL’application Ocean’s Zero développée par Surfrider est un assistant personnel qui, à travers des défis, nous accompagne dans la découverte d’un mode Zéro déchet – 100 astuces pour alléger sa vie de Bea Johnson.Ne quasiment plus produire de déchet tout en réduisant ses dépenses de 40%, c’est le défi relevé par Bea Johnson et sa famille. Elle livre plus d’une centaine d’astuces pour y parvenir dans cet ouvrage. Famille presque Zéro Déchet de Jérémie Pichon et Bénédicte Moret.Ici, une autre famille, française cette fois, relate les affres de son expérience zéro déchet. Un récit drôle et honnête, de bonnes anecdotes et une multitude de conseils pratiques à la clef. On se plonge dans les livres (que l’on peut emprunter à la bibliothèque) pour adopter les astuces des adeptes aguerrisdu zéro déchet : Parce que des mesures législatives sont aussi nécessaires pour faire changer les pratiques, les ONGs se mobilisent pour porter les revendications des citoyen.ne.s auprès des institutions publiques locales, nationales, et européennes et internationales. Pour cela les ONGs unissent leurs forces : Au niveau mondial Le mouvement Break Free From Plastic regroupe 1 900 ONGs pour exiger une réduction massive du plastique à usage unique et pour promouvoir des solutions durables à la crise de la pollution plastique. Le mouvement permet d’organiser des campagnes communes pour avoir le plus fort impact possible auprès des industriels. Il publie notamment chaque année un rapport d’audit de la pollution plastique par marque : Au niveau européenRethink Plastic Alliance, membre du mouvement Break Free From Plastic rassemble des ONGs européennes de référence (Surfrider Foundation Europe, Zero Waste Europe, Greenpeace, Client Earth, etc) dans la lutte contrela pollution plastique. Son objectif est de travailler avec les décideur.se.s politiques européen.ne.s pour concevoir des solutions afin de lutter contre la pollution plastique. L’alliance s’est particulièrement impliquée dans la formulation et le contenu de la directive européenne sur les plastiques à usage unique dont les mesures doivent être intégrées dans le droit national de chaque Etat membre d’ici juillet 2021. Elle s’est battue pour faire reconnaitre les impacts environnementaux et sanitaires dramatiques des plastiques à usage unique, pour démontrer que des alternatives sont à portée de main, pour justifier la nécessité de mesures de restriction, pour encadrer des définitions afin qu’elles ne permettent pas à certains produits d'échapper aux mesures. L’alliance a ainsi obtenu des mesures portant sur l'ensemble des plastiques à usage unique couverts par la directive, sans exemption accordée pour les bioplastiques. De notre côté, pour les soutenir on peut relayer leurs messages auprès du plus grand nombre sur les réseaux sociaux, soutenir leurs campagnes, signer leurs pétitions, prendre part à leurs actions. On soutient les ONGs, ce sont elles qui portent nos voix Break Free From Plastic Rethink Plastic Alliance SOURCES Surfrider Foundation Europe | Dalberg & WWF | WWF | Atlas du Plastique | Conversio | National Geographic | ADEME | Break free from plastic | Rethink plastic alliance Une infographie Qqf réalisée en partenariat avec